Votre ChatGPT interne, installé chez vous
Open WebUI sur votre serveur : SSO, groupes et base de documents, installé et maintenu par Apsodia pour toute votre équipe.
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Open WebUI est une interface de chat open source que vous hébergez vous-même et qui reproduit l'expérience de ChatGPT.
Branchée à Ollama, cette interface Ollama pour toute l'équipe fait tourner des modèles locaux sans qu'aucune conversation ne quitte votre réseau.
Open WebUI s'installe avec Docker en une commande, puis gère les comptes, les groupes, les documents et les droits d'accès de toute une équipe.
Un salarié qui colle un contrat dans la version gratuite de ChatGPT vient de sortir une donnée de votre entreprise, et vous ne le saurez jamais.
La réponse la plus efficace à ce réflexe consiste à lui donner un chatbot entreprise aussi agréable que l'outil américain, hébergé chez vous.
Voici comment monter ce ChatGPT interne avec Open WebUI, ce que la documentation ne dit pas assez fort (licence, sécurité, mémoire GPU) et ce que nous avons observé sur un déploiement réel.
Créé par Timothy Baek en 2023, Open WebUI a dépassé les 128 000 étoiles sur GitHub en mars 2026, ce qui en fait l'une des interfaces d'IA auto-hébergées les plus utilisées au monde.
Son rôle est simple : fournir la fenêtre de discussion, la gestion des utilisateurs et la bibliothèque de documents, pendant qu'un moteur séparé fait tourner le modèle.
Ce moteur est souvent Ollama, d'où les recherches « ollama web ui » ou « ollama webui » de ceux qui cherchent une interface graphique à leurs modèles locaux.
Open WebUI parle aussi à n'importe quelle API compatible OpenAI, ce qui lui permet de piloter des modèles locaux et des modèles cloud depuis la même fenêtre.
Pour un dirigeant de PME, Open WebUI garde les conversations et les documents sur votre serveur, donne à chaque salarié son compte et son historique, et vous laisse choisir les modèles que chaque groupe peut utiliser.
Le logiciel lui-même ne coûte aucune licence par utilisateur.
Open WebUI remplace l'abonnement par utilisateur par un serveur à exploiter : vous économisez des licences et vous prenez en charge la maintenance.
Il vous faut une machine avec Docker, Ollama installé et au moins un modèle téléchargé : cette association Open WebUI Ollama est la plus répandue pour un premier pilote.
Sur un projet d'IA locale mené en juin 2025, nous avons commencé par un PC Windows 11 équipé d'une RTX 5070 Ti, avec WSL 2 et Docker Desktop.
Le modèle était Mistral Nemo 12B en quantification q6_K, soit environ 10 Go à télécharger, ce qui a pris 20 à 30 minutes.
La documentation officielle recommande Docker, avec la commande suivante.
docker run -d -p 3000:8080 --add-host=host.docker.internal:host-gateway -v open-webui:/app/backend/data -e WEBUI_SECRET_KEY=votre-cle-secrete --name open-webui --restart always ghcr.io/open-webui/open-webui:mainGénérez la clé avec openssl rand -hex 32.
Sans clé stable, chaque mise à jour déconnecte tous vos utilisateurs.
Le volume open-webui conserve les conversations, les documents indexés et les réglages quand vous remplacez le conteneur.
Ouvrez ensuite le port 3000 dans votre navigateur : le premier compte créé dans Open WebUI devient l'administrateur.
| Image | Usage |
|---|---|
| main | Version standard, celle de la commande ci-dessus |
| slim | Environ 89% plus légère, pour un usage avec des API externes |
| cuda | Prise en charge des GPU Nvidia |
| ollama | Open WebUI et Ollama dans le même conteneur |
Notre préférence va à deux conteneurs séparés, Ollama d'un côté et Open WebUI de l'autre, pour pouvoir mettre à jour l'un sans toucher à l'autre.
Pour que les collègues accèdent à l'outil, nous avions ouvert dans le pare-feu les ports 3000 (Open WebUI) et 11434 (Ollama).
Le second était une erreur : Ollama n'a aucune authentification, donc quiconque atteint ce port peut interroger vos modèles sans passer par vos comptes.
Laissez Ollama accessible uniquement depuis la machine d'Open WebUI, et n'exposez que le port de l'interface, de préférence derrière un reverse proxy en HTTPS.
C'est ici qu'Open WebUI cesse d'être un outil de développeur pour devenir un assistant IA d'entreprise.
L'outil distingue des administrateurs, des utilisateurs et des comptes en attente, que vous validez avant de leur donner accès.
Les permissions sont cumulatives : chaque appartenance à un groupe ajoute des droits et n'en retire jamais.
Les modèles, les bases de connaissances et les outils sont privés par défaut, et leur créateur choisit de les ouvrir à un utilisateur, à un groupe ou à tout le monde.
Côté authentification, la documentation liste les comptes locaux, le SSO via OIDC (Google, Microsoft, Okta, Keycloak), l'annuaire LDAP et le provisionnement automatique SCIM 2.0.
Si votre entreprise utilise déjà Microsoft 365 ou Google Workspace, branchez le SSO dès le départ et désactivez les mots de passe locaux : un salarié qui quitte l'entreprise perd son accès en même temps que ses autres outils.
Un découpage par groupes simple suffit pour démarrer :
Open WebUI embarque un RAG prêt à l'emploi, sans service supplémentaire à installer.
Dans notre déploiement, nous avons créé une base « Documents Entreprise », déposé des PDF, des fichiers Word et des tableurs par glisser-déposer, et Open WebUI les a vectorisés automatiquement avec un modèle d'embedding servi par Ollama.
Dans une conversation, le caractère # suivi du nom d'un document suffit pour que le modèle s'appuie dessus.
Dans Open WebUI, les documents survivent aux redémarrages, et les nouveaux s'ajoutent sans effacer les précédents.
Avant de monter une base complexe, relisez notre comparatif entre fine-tuning et RAG pour personnaliser un LLM : la plupart des besoins documentaires se règlent avec le RAG seul.
Open WebUI distingue trois mécanismes d'extension : les outils (du code Python que le modèle peut appeler), les fonctions (qui étendent la plateforme elle-même) et les pipelines (un conteneur séparé pour les traitements lourds).
Le protocole MCP y est pris en charge, ce qui permet de connecter le protocole MCP adopté par le gouvernement français à votre chatbot interne pour interroger un CRM ou une comptabilité.
Un ChatGPT interne souverain n'oblige pas à tout faire tourner chez soi, et la configuration Open WebUI Ollama accepte très bien des modèles cloud en complément.
Dans les réglages d'administration, vous ajoutez des connexions vers Ollama, vers l'API d'OpenAI ou vers tout fournisseur compatible.
Nous recommandons la règle suivante : les modèles locaux pour les groupes qui manipulent des données sensibles, et un modèle cloud pour les tâches courantes des autres groupes.
Le contrôle d'accès par modèle rend cette séparation possible : le modèle américain n'apparaît que dans la liste des groupes autorisés.
Attention au vocabulaire : dès qu'un salarié envoie une question à une API américaine, votre chatbot interne n'est plus souverain sur cette conversation.
Pour choisir le bon modèle selon l'usage, la comparaison entre Claude et Mistral donne un premier repère.
Voici un point que presque aucun tutoriel ne mentionne.
Jusqu'à la version 0.6.5, Open WebUI était publié sous licence BSD-3, très permissive.
Depuis la version 0.6.6, publiée le 19 avril 2025, une clause interdit de modifier, retirer ou masquer le nom « Open WebUI » dans l'interface.
Trois exceptions existent : un déploiement de 50 utilisateurs ou moins sur 30 jours glissants, l'accord écrit des détenteurs du copyright, ou une licence entreprise.
Le logiciel n'est donc plus certifié open source au sens de l'OSI, même si son code reste public.
Pour votre équipe, la conséquence dépend de votre usage :
Cette nuance pèse surtout sur les agences et les éditeurs, et elle se vérifie avant de lancer un projet.
Un serveur d'IA interne se maintient comme n'importe quel serveur web.
En juin 2026, la faille CVE-2026-54013 (score 7,6) a touché les versions jusqu'à 0.9.5 : un utilisateur disposant du droit de créer des modèles pouvait téléverser une image SVG piégée et voler la session d'un collègue.
Le correctif est arrivé dans la version 0.9.6.
Deux enseignements en ressortent.
Réservez le droit de créer des modèles à quelques personnes de confiance, et mettez à jour régulièrement.
Sauvegardez le volume de données, puis remplacez le conteneur en conservant la même clé secrète.
En production, épinglez une version précise de l'image plutôt que la balise main, afin de décider vous-même du moment de chaque mise à jour.
La variable OFFLINE_MODE=true désactive les téléchargements de modèles depuis Hugging Face et les mises à jour automatiques.
La documentation précise toutefois que ces réglages ne bloquent pas les connexions sortantes : les API externes, la recherche web et les fournisseurs d'authentification peuvent toujours sortir si le réseau les laisse passer.
Si vous visez une vraie souveraineté, le filtrage des connexions sortantes se règle au pare-feu, pas dans l'application.
Par défaut, Open WebUI stocke tout dans un fichier SQLite et utilise ChromaDB pour les documents.
La documentation de mise à l'échelle recommande PostgreSQL et Redis dès que plusieurs instances tournent, et déconseille ChromaDB avec plusieurs workers, car les téléversements de documents peuvent faire planter ceux-ci.
Sans Redis, une déconnexion ne révoque pas les jetons, qui restent valides jusqu'à leur expiration.
Pour une équipe de moins de 50 personnes sur une seule instance, la documentation conseille déjà PostgreSQL et Redis.
Le goulot d'étranglement se trouve rarement dans Open WebUI, mais dans la mémoire de la carte graphique.
Selon la FAQ d'Ollama, la mémoire nécessaire est multipliée par le nombre de requêtes parallèles et par la longueur de contexte.
Autrement dit, un modèle qui tient confortablement pour un utilisateur peut saturer la carte quand dix collègues lui écrivent en même temps avec de longs documents.
Les requêtes en trop attendent dans une file de 512 places par défaut, puis le serveur renvoie une erreur 503.
Testez avec vos vrais documents et plusieurs personnes à la fois avant de dimensionner le serveur : un test à un seul utilisateur ne prouve rien.
Notre RTX 5070 Ti faisait tourner Mistral 7B sans effort pour un petit groupe, et nous surveillions la mémoire vidéo dans le gestionnaire des tâches, ce qui reste la méthode la plus simple pour un pilote.
Selon la page d'aide d'OpenAI, ChatGPT Business coûte 20 dollars par utilisateur et par mois en facturation annuelle, ou 25 dollars en facturation mensuelle.
OpenAI précise ne pas entraîner ses modèles sur les données de votre espace de travail.
| Taille de l'équipe | ChatGPT Business (20 $ par mois, annuel) | Licence Open WebUI |
|---|---|---|
| 10 personnes | 2 400 $ par an | 0 $ |
| 25 personnes | 6 000 $ par an | 0 $ |
| 50 personnes | 12 000 $ par an | 0 $ |
| 100 personnes | 24 000 $ par an | 0 $ |
Ce tableau ne compte que les licences.
Open WebUI vous fait payer en matériel et en temps d'exploitation, et des modèles locaux ne rivalisent pas encore avec les meilleurs modèles cloud sur les tâches de raisonnement complexes.
Pour une équipe qui manipule des contrats, des données de santé ou des dossiers clients, un chatbot entreprise comme Open WebUI s'amortit vite, alors qu'une équipe qui rédige des posts LinkedIn trouvera un abonnement cloud plus rationnel.
Le cadre légal pèse aussi dans la balance, comme le détaille notre guide sur ce que les entreprises doivent faire face à l'AI Act.
Nous déployons Open WebUI sur votre serveur : SSO, groupes, base de documents et sauvegardes, avec une équipe formée à l'usage.
L'installation d'un pilote prend une demi-journée à un profil technique.
Le travail commence après : le SSO, la sauvegarde, les mises à jour, la surveillance de la mémoire GPU et la formation des équipes.
Un responsable marketing ou un directeur du numérique qui porte ce projet en interne en assume aussi les incidents, y compris la prochaine faille de sécurité.
Confier le déploiement à une agence déplace ce risque et libère du temps pour les sujets stratégiques, tout en vous donnant des indicateurs d'usage présentables en comité de direction.
Un chatbot interne livré par une agence reconnue : adoption mesurée, risque technique porté par nous, et du temps pour vos priorités.
Open WebUI est gratuit et son code est public.
Seule la personnalisation du nom et du logo au-delà de 50 utilisateurs demande un accord écrit ou une licence entreprise.
Ollama fait tourner les modèles et expose une API, sans interface pour vos équipes : Open WebUI est l'interface Ollama la plus utilisée pour cela.
Open WebUI apporte la fenêtre de discussion, les comptes, les groupes et les documents par-dessus.
Oui, avec OFFLINE_MODE activé, des modèles déjà téléchargés et un filtrage des connexions sortantes au pare-feu.
Le logiciel ne rend pas conforme à lui seul.
L'hébergement chez vous simplifie la maîtrise des données, mais il reste à documenter les finalités, informer les salariés et encadrer les connexions vers des API tierces.
La documentation prévoit des déploiements jusqu'à plus de 1 000 utilisateurs, avec PostgreSQL, Redis, une base vectorielle externe et plusieurs instances.
Pour une PME, le vrai plafond vient de la carte graphique qui sert les modèles.
Open WebUI lui-même n'en a pas besoin.
Les modèles locaux, en revanche, peuvent devenir lents sans GPU dès que plusieurs personnes s'en servent en même temps.
Installez Open WebUI et Ollama sur une machine de test, chargez un modèle de 7 à 12 milliards de paramètres et invitez cinq collègues volontaires.
Déposez dix vrais documents dans une base de connaissances et notez les questions auxquelles l'outil répond mal.
Ces notes vous diront s'il faut un modèle plus gros, un meilleur découpage des documents ou un autre outil.
Notre agence spécialisée en intelligence artificielle peut cadrer ce pilote avec vous et le transformer en déploiement pour toute l'entreprise.
Open WebUI sur votre serveur : SSO, groupes et base de documents, installé et maintenu par Apsodia pour toute votre équipe.

GEO · Generative Engine Optimization
Ce guide rassemble les ressources Apsodia sur le GEO (Generative Engine Optimization) : comment être visible et cité par ChatGPT, Perplexity, Google AI Overviews et les autres moteurs génératifs. Retrouvez ci-dessous les articles qui composent ce guide, du plus général aux cas d'usage les plus concrets.